Pourquoi choisir la 3D lors de l’élaboration du concept

L’innovation : voilà la clé pour résister et continuer à faire des bénéfices dans ce climat de concurrence internationale féroce. La réussite en matière d’innovation pour un fabricant tient souvent à sa capacité à encourager la créativité, à faire jaillir des idées et concepts novateurs qui deviendront au final de nouveaux produits. Les entreprises qui se payent le luxe de générer et comparer plusieurs alternatives de conception gardent une encablure d’avance sur leurs concurrents. Dans l’enquête Tendances en matière d’élaboration du concept réalisée par PTC, 92 % des personnes interrogées estiment que leur entreprise aurait énormément avantage à étudier d’autres alternatives lors de l’élaboration du concept. Malheureusement, les équipes de conception se plient trop souvent à des calendriers de développement serrés, raccourcissant alors la phase d’étude des variantes et restreignant de façon prématurée la liste des concepts retenus. Or, les effets peuvent être catastrophiques. Pour peu que des erreurs surviennent à ce stade et que les équipes ne transmettent pas les bonnes idées de produits, les conséquences risquent d’être désastreuses.

L’élaboration du concept exige une approche et des outils différents

Les avantages de la CAO 3D sont désormais largement admis. Depuis le lancement des outils de modélisation paramétrique 3D, les développeurs ont essentiellement eu à cœur d’étendre l’offre de fonctionnalités permettant de créer des modèles CAO très détaillés et exploitables tout au long du cycle de conception. La modélisation du concept n’obéit pas aux mêmes règles. Lors de cette phase, les utilisateurs ont besoin d’outils suffisamment flexibles et intuitifs pour étudier différentes options, tâtonner et, éventuellement, faire des erreurs. Après tout, il se peut que des erreurs commises à ce stade débouchent sur des conceptions plus réussies. Les outils de modélisation paramétrique obligent volontiers à verrouiller prématurément les idées. Cela explique pourquoi les outils 2D reçoivent bien souvent les faveurs des équipes lors de l’élaboration du concept. Nombre d’ingénieurs persistent à coucher leurs idées sur papier ou sur un carnet d’ingénierie. Bien qu’archaïque pour certains, cette approche a l’avantage de mettre à la portée de tous l’étude des conceptions et de favoriser le foisonnement d’idées, sans crainte de se tromper. Il y a un inconvénient cependant. Difficilement modifiables, ces concepts naissants ne peuvent bénéficier du travail de collaboration et, qui sait, évoluer vers des idées encore plus judicieuses. D’après plusieurs enquêtes, la plupart des nouvelles idées de produits proviennent en fait de conceptions existantes, disponibles en 2D pour nombre d’entre elles. Par conséquent, les outils de conception employés à ce stade doivent permettre d’utiliser et de modifier les deux types de données, 2D et 3D. Devant la disparité de leurs besoins, les équipes chargées de l’élaboration du concept et de la conception détaillée ont fréquemment recours à des outils 2D et 3D différents. Les modèles obtenus étant parfois incompatibles avec les outils CAO, il n’est pas rare qu’il faille les recréer.   Face à la discordance des outils (de rendu, de création d’esquisses 2D, etc.) servant actuellement à l’élaboration du concept, on assiste à l’émergence d’un nouveau paradigme de modélisation offrant maints atouts : interopérabilité, modification aisée des conceptions, et outils intuitifs et simples d’utilisation facilitant la création de concepts.

L’approche « directe » en pratique

Le paradigme de modélisation directe facilite grandement le travail de création de concepts à partir d’anciennes propositions. Il est très facile en effet de réaliser un modèle 3D sur la base d’un modèle 2D. Grâce aux outils de modélisation directe, les concepteurs peuvent exploiter tous types de données héritées, y compris des plans 2D, des esquisses, des surfaces, des pièces isolées ou des assemblages complets, sans aucun problème d’interopérabilité. De façon parfaitement intuitive, ils peuvent modifier une proposition de modèle, simplement en poussant ou tirant sa géométrie 3D. N’étant pas orientés historique, les outils de modélisation directe permettent de réviser un modèle sans se soucier de la méthode de création de la géométrie ni des autres parties affectées par la modification. Ils sont, en outre, plus simples d’utilisation que les outils de modélisation paramétrique. Résultat : même les non spécialistes en CAO peuvent participer à la modification du modèle. Les sessions collaboratives d’élaboration du concept s’ouvrent ainsi à un panel élargi d’intervenants. Mais le plus grand avantage des outils de modélisation directe, c’est un gain de temps considérable. Profitant de l’interopérabilité avec les outils de modélisation paramétrique orientés fonction servant lors de la conception détaillée, les concepteurs n’ont plus besoin de recréer les modèles et peuvent consacrer davantage de temps à étudier un éventail étendu d’alternatives de conception.

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